dimanche 13 novembre 2011

Ecrits journaliers, la reprise

  • Méditer
  • Piano-bar
  • Formaliser
  • Décourageant
  • Césure
  • Ambulancier
  • Appenzell
  • Giboyeux
  • Compiler
  • Prêche


Juste pour te donner des nouvelles



Loin, le 13 novembre


Mon très cher petit Jacquelin,

Pardonne moi du manque de nouvelles ! Mais enfin, j'avais autre chose en tête. Je ne suis pas en train de dire que je n'ai pas pensé à toi pendant tout ce temps, mais presque.
Vois-tu, après cette scène pathétique dont tu nous a tous fait profiter, tu sais, le fameux soir, au piano-bar ? Et bien après ça, j'avais besoin de méditer. Et surtout, il me fallait une césure, une bonne grosse césure, une vraie, qui me ferait oublier jusqu'à ton visage. Je suis au regret de t'annoncer que ce n'est pas encore tout à fait le cas, mais je suis en bonne voix. Au début, j'ai trouvé décourageant de constater que je ne pouvais m'empêcher de penser à toi. J'ai fini par ne plus m'en formaliser ! Il est vrai qu'après sept ans de vie commune, pour le meilleur, et surtout pour le pire, je ne pouvais te bannir aussi facilement de ma vie. Alors j'ai décidé de voyager.
J'ai commencé par rejoindre ma sœur, en Suisse, dans le village d'Appenzell. Tu sais qu'il y a un fromage qui s'appelle ainsi ? Non ? Ça ne m'étonne pas, mais tu ne sais pas ce que tu rates... Je lui ai raconté ta conduite. Odieuse. Inacceptable. Laisse moi te dire que si elle te retrouve, elle te tue.
Après ça, je suis allée loin, et je n'ai plus bougé. Certes je comptais voyager, mais je n'avais pas prévu de tomber amoureuse. Comme quoi, la vie est bien faite. Un de perdu, dix de retrouvés. Parce que tu vois, te quitter m'a montré que j'étais toujours attirante, mais ça, c'est pas toi qui risquais de me le faire voir. Enfin bon... Après avoir compris que, contrairement à toi, les hommes, les vrais, tournaient toujours la tête sur mon passage, je me suis mise en quête de lieux giboyeux, et c'est ainsi que j'ai fini par le rencontrer, mon Ambulancier. Ah... Quel Homme ! Je pourrais aussi te compiler chacune de mes autres rencontres, mais je ne voudrais pas que tu aies l'impression que je suis plus heureuse sans toi...

Et je ne voudrais pas non plus que tu prennes cette lettre comme un prêche, je voulais juste te donner des nouvelles... J'étais si triste à l'idée que tu puisses te faire du soucis, hein, mon amour ?



Ton Ex'.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire